4 startups de la e-santé à suivre de près

26 février 2020

Démocratiser les soins, faciliter la prise en charge et le diagnostic, améliorer la qualité de vie des malades… dans le domaine du parcours patient, les défis sont nombreux. HOW a sélectionné 5 startups de la e-santé qui innovent pour mieux y répondre.

Hygia
Créée en 2018, cette jeune pousse toulousaine vient de briller au Consumer Electronics Show (CES) 2020, le salon international de l’électronique grand public de Las Vegas. Son invention, le siège connecté Hygia Pulse, permet aux médecins de gagner du temps et d’améliorer la qualité de leur diagnostic… dès la salle d’attente. « L’idée est de rendre le temps d’attente utile. Notre chaise connectée pèse, prend les pulsations cardiaques, la tension, la température et l’oxymètre de pouls (taux d’oxygène dans le sang) du patient », a expliqué au Figaro Pierre-Jean Brousset, PDG et fondateur de la startup. Un gain de temps pour le médecin mais aussi pour le patient, qui devient acteur de son parcours de soin : ce dernier est invité à remplir un questionnaire dynamique sur ses symptômes et les motifs de la visite et à prendre ses mesures vitales en autonomie sans attendre l’arrivée du médecin. Un appareil bienvenu à l’heure où les particuliers s’informent de plus en plus par eux-mêmes sur leurs problèmes de santé.

Bisom
Outiller le cabinet médical, c’est bien, mais on n’a malheureusement pas toujours le temps d’attendre jusque-là. C’est pour mieux répondre aux situations d’urgence que le lillois Bisom a mis au point une application destinée à faciliter le travail des secouristes. « Dans une urgence vitale, un gain de trois minutes sur la mise en œuvre du diagnostic peut faire augmenter le taux de survie de 18%. Il peut monter jusqu’à 75% pour certaines pathologies. Notre but, c’est d’aider les médecins à gagner ces trois minutes », indiquait son fondateur Philippe Leroy au site professionnel TICsanté. Véritable « tour de contrôle » des données médicales, Bisom aide les urgentistes à saisir rapidement les paramètres de leur diagnostic et d’échanger efficacement avec les médecins et l’établissement de destination du patient par photo, vidéo et visio-conférence. En complément, l’application géolocalise les équipes et transmet le dossier patient. Testé depuis 2019 au CHU de Lille, l’outil devrait être déployé dans d’autres établissements en 2020.

MyEndoApp
La discrimination médicale n’est pas seulement liée au territoire. Dans certains cas, elle est également liée à un déficit d’information et au retard de prise en charge de certaines affections, peu diagnostiquées bien que très répandues. C’est le cas de l’endométriose, une maladie chronique qui touche 10% des femmes, responsable de fortes douleurs gynécologiques. Pour réduire la durée usuelle du parcours patient, la startup MyEndoApp a mis au point un test de dépistage à distance fiable à 88% qui informe les malades de leur risque face à la maladie. Aboutissement de 4 ans de recherche, l’application marseillaise lancée en 2019 se cherche désormais des partenaires financiers pour s’étendre à l’international. « Notre modèle économique est en train de se construire, le monde des thérapies digitales s’invente encore », a déclaré son co-fondateur Jean-Philippe Estrade.

ExactCure
Comment mieux accompagner les patients dans la prise de médicaments à domicile ? Un sujet du quotidien pourtant grave de conséquences : 15 000 à 30 000 personnes meurent chaque année d’une mauvaise médication. Pour y répondre, le niçois ExactCure a créé ni plus ni moins qu’un « jumeau » médical dopé à l’I.A. qui simule l’effet des médicaments sur le corps des patients. « Nous simulons par une application mathématique la modélisation pharmacocinétique (PK/PD) des médicaments et nous personnalisons ce modèle grâce aux données personnelles du patient que nous y intégrons : âge, poids, sexe, insuffisance rénale. (…) Cette solution logicielle destinée aux patients atteints de maladies chroniques (arthrose, cancers, maladies cardio-vasculaires, etc.), vise à éviter les sous-doses, les surdoses et les interactions médicamenteuses » développait Frédéric Dayan, l’un des trois co-fondateurs, au magazine Biotech. Après avoir raflé plusieurs prix de la healthtech, la startup vient de lever un million d’euros pour continuer à développer sa solution.

La rédaction HOW

par L'ADN

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