5 mesures pour booster l’automobile électrique en France

25 février 2019

Le gouvernement français a annoncé une série de mesures pour renforcer le développement de l’automobile électrique. Son but : anticiper et mieux répondre à la concurrence internationale, notamment asiatique.

Face aux bouleversements d’un secteur en phase de réinvention et à la menace de la concurrence asiatique, la France vient d’annoncer un plan de 700 millions d’euros pour soutenir le développement de l’automobile électrique. L’annonce fait suite à la publication d’un rapport sur le futur de l’industrie automobile française produit par Patrick Pelata, ancien directeur général de Renault et Xavier Mosquet, expert de l’industrie automobile et associé au BCG.

« En tant que président de la France, je ne peux pas être satisfait d’une solution où 100% des batteries de mes voitures électriques sont produites en Asie », a déclaré Emmanuel Macron., en insistant sur la nécessité d’un « réveil européen ». Le gouvernement s’est engagé à débloquer 700 millions d’euros sur les cinq prochaines années et a annoncé l’ouverture de deux usines de batteries de nouvelle génération : une en France et une en Allemagne.

Surnommée « Airbus de la batterie », cette initiative doit s’accompagner de cinq autres mesures en faveur de la voiture électrique : d’abord, la mise en place de 100 000 points de recharge sur le territoire. La France bénéficie aujourd’hui de 10 000 bornes de recharge dotées de plusieurs prises soient 25 000 points de recharge, soit un point pour huit voitures. Or la Commission européenne recommande un point de recharge pour dix voitures. L’objectif est de passer de 207 000 véhicules électriques et hybrides rechargeables à 1 million en 2022.

Autre mesure, le raccourcissement des délais d’autorisation pour installer des bornes, qui doit passer de 6 à 3 mois. Cela permettra de renforcer l’offre privée des bornes, sachant qu’actuellement, 90% des recharges se font au domicile des particuliers ou sur leur lieu de travail. Les entreprises seront logiquement mises à contribution et invitées à permettre à leurs salariés de recharger leurs véhicules sans que cela ne soit considéré comme un avantage en nature.

Enfin, des incitations non financières seront également mises en place comme la gratuité dans certains parkings pour les véhicules mais également des voies de circulation prioritaires. Un dernier enjeu sera le renforcement de la commande publique en faisant passer la part des véhicules électriques de 15% à 50% dans un délai de trois ans. Une initiative également soutenue côté allemand. Un plan conjoint dans un seul but : booster l’industrie européenne pour mieux répondre à la concurrence internationale.

La rédaction HOW

par L'ADN

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