Un bateau pour nettoyer les océans

4 janvier 2019

Un bateau bardé de nouvelles technologies peut-il à lui seul nettoyer l’intégralité du plastique qui pollue les océans ? C’est l’ambition du projet The Ocean CleanUp, qui doit réduire de moitié la quantité de plastique dans l’océan Pacifique d’ici 5 ans.

Chaque année, plus de 8 millions de tonnes de plastique sont déversées dans les océans. C’est ce constat dramatique qui a mené le néerlandais Boyan Slat à concevoir le projet The Ocean CleanUp et à lancer sa start-up en 2013 pour accélérer son développement. Le résultat visible est un bateau autonome équipé des dernières technologies (algorithmes de maintenance prédictive, panneaux solaires pour l’autonomie énergétique etc.) dont la principale innovation réside dans la très large ceinture flottante attachée à la queue du navire. Conçue pour se déplacer en se déployant en forme de U, elle doit permettre de centraliser les déchets flottants, de les capturer puis de les extraire de la surface des océans.

Après 5 années de recherche et développement, l’équipe de chercheurs a finalement embarqué sur le navire début octobre 2018, depuis le port de San Francisco. Quelques semaines plus tard, les premières  difficultés sont apparues. Elles concernent principalement le déploiement de la grande nasse censée capturer le plastique : celle-ci ne se déploie ni suffisamment vite, ni suffisamment largement. La nasse capture certains déchets mais en laisse également échapper un grand nombre. « Pour être opérationnelle, la nasse doit se déplacer plus vite que les déchets eux-mêmes. Or aujourd’hui ce n’est pas le cas », expliquait Boyan Slat au site Fast Company.

Les équipes sont donc à pied d’oeuvre pour tenter d’ouvrir plus largement la nasse, augmentant ainsi la surface du capture des déchets. L’autre solution actuellement envisagée est d’ajouter des moteurs à des emplacements stratégique, de manière à accélérer le déplacement de la nasse.

Encore en phase d’A/B testing, le projet n’en demeure pas moins une expérience scientifique ambitieuse. Même s’il ne parvient pas à atteindre son objectif de réduction de moitié de la taille du « 7ème continent de plastique » (qui se situe au large des côtes d’Hawai, au large de la Californie), le navire permettra de collecter de précieuses données sur la manière avec laquelle évolue cet amas de plus de 1,8 million de tonnes de déchets plastiques. Une réussite en soi.

La rédaction HOW

par L'ADN

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