Bienvenue aux Chief Philosophy Officers, les philosophes de la Silicon Valley

Philosophes et dirigeants, même combat ? La question n’apparaît pas si saugrenue dans la Silicon Valley. Explications.

Au cœur de la scène tech américaine, les plus grands noms ont recours aux lumières des Chief Philosophy Officers pour aider dirigeants et équipes à se poser les bonnes questions ainsi qu’à prendre les meilleures décisions professionnelles et personnelles.

La région, souvent raillée pour son obsession du bonheur, apprend ainsi non pas à se demander « comment réussir », mais plutôt « pourquoi réussir », selon les préceptes d’Andrew Taggart, titulaire d’un doctorat de philosophie de l’université de Stanford et consultant auprès de nombreux géants de l’innovation comme Skype.

L’intérêt de la Silicon Valley pour la philosophie n’est pas nouveau et remonte au programme Systèmes Symboliques ou « Symsys », lancé en 1986 par l’université de Stanford. A cette époque, il s’agissait de former la prochaine génération de leaders technologiques, en analysant la communication entre ordinateurs et humains par le biais des neurosciences, des philosophes contemporains, de la psychologie et de la logique.

Marissa Mayer, ex-CEO Yahoo, Reid Hoffman, fondateur de LinkedIn, et Mike Krieger, cofondateur d’Instagram, figurent parmi les anciens étudiants de ce cursus. Présentée comme l’essence même de la fonction du dirigeant, la philosophie les invite, tout comme leurs salariés, à se débarrasser de leurs certitudes et à s’imposer un long et profond cheminement de réflexion critique afin de parvenir aux décisions les plus rationnelles.

 

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