« Building as a service », une opportunité pour les startups françaises

La France a tous les avantages en main pour devenir le leader du « building as a service »

Habitué à avoir des services technologiques dans sa vie privée, le consommateur a des attentes de plus en plus fortes. De façon plus ou moins consciente, il a accepté un troc entre l’acceptation de cette « intrusion » et l’augmentation de son confort quotidien grâce aux services qu’il acquiert. C’est sur ce constat que s’est développé le concept de « Building as a Service ».

Building as a service

Selon le « Building as a Service », les entreprises de construction ne vendent plus un ouvrage mais des usages présents et futurs. Les places de parking, par exemple, ne sont plus simplement destinées aux occupants de l’immeuble, elles peuvent être louées à des tiers dans la journée et restituées aux occupants lorsqu’ils rentrent chez eux.

Ce nouveau paradigme modifie profondément l’acte de construire. Les acteurs du secteur doivent désormais intégrer à leurs offres des services et des fonctionnalités qu’ils n’ont pas conçus et réalisés, comme une conciergerie digitale ou des offres de domotique (chauffage intelligent, gestion de la sécurité à distance, etc). Le « clé en main » par une unique entreprise n’est plus possible.

Le BTP de demain reposera sur des collaborations ouvertes entre des startups de la PropTech (de l’anglais « Property Tech ») qui conçoivent des solutions et des constructeurs qui les intégreront. La force du « building as a service », c’est la complémentarité : les différentes parties prenantes ne vendent pas la même chose et ne risquent donc pas de se concurrencer à proprement parler. Elles ont au contraire intérêt à travailler ensemble si elles veulent arriver à une vraie création de valeur, avec des bâtiments connectés, durables et évolutifs.


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Un avantage français

Aujourd’hui, les startups françaises ont cette chance d’avoir de leurs côtés certaines des plus belles entreprises de construction. Vinci et Bouygues sont ainsi les deux seuls groupes non-chinois parmis les six plus grands groupes de BTP du monde. Par des systèmes d’alliances, ces startups vont pouvoir acquérir la taille critique qui leur manque si souvent pour mener à bien leur développement. C’est un avantage compétitif, notamment sur leurs homologues américaines. Les acteurs du secteur du BTP aux Etats-Unis sont en effet beaucoup plus fragmentés et porteurs de moins de technicité. L’expertise française en revanche dans la construction est reconnue mondialement depuis plusieurs siècles.

A nos startups, désormais, la tâche de porter encore plus haut cette excellence à la française, tout en en faisant un axe de leur développement. Nous avons en France la chance de disposer des moyens humains, technologiques et financiers pour devenir les leaders mondiaux de la construction 4.0. Ne prenons pas de retard !

Image par franckreporter

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