Des lunettes contre le mal des transports

9 novembre 2018

Le constructeur automobile Citroën a commercialisé les premières lunettes contre le mal des transports. Cette diversification s’inscrit dans une stratégie d’innovation qui vise à faire de l’expérience en voiture un moment de bien-être.

Une personne sur trois souffre du mal des transports au moins une fois dans sa vie. A l’échelle européenne, cela représente 30 millions de personnes… et autant de consommateurs potentiels si une solution efficace était un jour disponible sur le marché. C’est le calcul dont est parti le constructeur automobile Citroën pour créer Seetroen, les premières lunettes contre le mal des transports.

Le principe : quatre anneaux disposés autour des yeux dans le sens frontal (droite/gauche) et sagittal (avant/arrière) contiennent un liquide coloré qui s’ajuste pour recréer une ligne d’horizon artificielle. Le port des lunettes pendant quelques minutes suffit à resynchroniser l’oreille interne. Pour rappel, le mal des transports – ou cinétose en termes médicaux – est dû à un conflit sensoriel lorsque l’oreille interne perçoit un mouvement tandis que les yeux restent fixés sur un objet immobile, écran ou livre. D’après son promoteur, le dispositif paramédical est efficace à 95%.

Coup de communication autour d’un prototype innovant ? Pas seulement : les lunettes Seetroën sont déjà accessibles au grand public sur le site du constructeur automobile. Leur succès rapide leur a d’ailleurs valu de se retrouver en rupture de stock 3 semaines après leur lancement (le site a depuis été réapprovisionné). Le procédé, breveté et testé, repose sur une technologie originellement développée contre le mal de mer par la start-up varoise Boarding Ring. En vue d’adapter le design original du produit à ses codes graphiques, Citroën s’est également allié les services du studio parisien 5.5


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Plus qu’un gadget, ces lunettes s’inscrivent dans la volonté des marques de fidéliser leurs clients au travers de promesses fortes (ici : «  faciliter la vie à bord ») sur un marché de plus en plus compétitif, notamment en leur proposant une expérience positive clés-en-main. Si un constructeur automobile se sent aujourd’hui la responsabilité d’améliorer la productivité des voyageurs, désormais capables de finir leur romans ou leurs PowerPoints pendant leurs trajets, on peut se demander quel service lui succèdera demain, lorsqu’une intelligence artificielle prendra elle-même en charge le bien-être des passagers

© Citroën

La rédaction HOW

par L'ADN

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