Cobotique, la rencontre du collaboratif et de la robotique

20 février 2018

Contraction des termes “robotique” et “collaboration”, la cobotique est le nouveau concept à la mode. Industrie, éducation, médecine… de nombreux secteurs y voient un champ inédit aux multiples possibilités. Mais pourquoi tout ce bruit autour de la cobotique ? Qu’a-t-elle de différent de la robotique classique ?

« La cobotique vise à produire des robots assistant les humains, en automatisant une partie de leurs tâches », explique Camille Pène, directrice de la conférence FUTUR.E.S. Lors d’un événement consacré à la cobotique, elle a donné à quelques entreprises l’occasion de présenter leurs cobots, ces robots collaboratifs engageants.

Certains d’entre-eux ont une mission pédagogique comme Leka, un petit robot interactif et ludique qui stimule les enfants atteints de troubles du développement tels que l’autisme. Mais la majorité est pensée pour l’industrie. Dans ce cas, les cobots prennent en charge des tâches jugées trop difficiles et dangereuses pour les ouvriers et ouvrières. C’est le cas par exemple de Junior, un bras robotisé capable, de visser, d’assembler des pièces et de charger des convoyeurs.

PSA Peugeot Citroën, de son côté, s’est associé au laboratoire de robotique de Mines Paris Tech pour développer des robots intelligents qui assisteront les équipes d’usine dans les chaînes de montage automobile. Grâce au machine learning et à des capteurs tactiles, visuels et auditifs, ces robots seront en mesure d’imiter les gestes des opérateurs avec lesquels ils travailleront en étroite collaboration.

Mais l’assistance à la personne n’est-elle pas le rôle même de la robotique traditionnelle ? La différence pour Camille Pène est que l’intelligence artificielle des cobots reste extrêmement limitée. Leur autonomie est donc quasi nulle, pas de risque que  l’humanité soit remplacée par les robots. Contrairement à son confrère le robot traditionnel, le cobot, lui, se veut rassurant, obéissant au doigt et à l’oeil aux directives des humains en charge.

« Les cobots sont des machines qui travaillent avec des personnes, et non à leur place. On en distingue plusieurs types : ceux pilotés par un opérateur situé à proximité immédiate du système, ceux commandés à distance, et enfin les exosquelettes, sortes de prolongements du corps humain. Dans les systèmes cobotiques, le cerveau de la machine, c’est l’humain ! », pondère Camille Pène.

Une différence subtile à comprendre. Alors, simple effet de communication ? Coup marketing pour réhabiliter une révolution robotique qui inquiète ? La différence entre cobots et robots ne semble pas sauter aux yeux.

Qu’importe. Si cet effort de rebranding permet de répondre aux angoisses de l’humanité démunie face à l’avancée technologique, c’est déjà ça de gagné.

Image par Andy Kelly

La rédaction HOW

par L'ADN

Linkedin

A lire aussi

La communauté des leaders de l'innovation

Innovating in good company

Rejoignez-nous