Une « cyberlangue » pour détecter les allergènes dans l’alimentation

26 décembre 2018

Développée en Australie, cette technologie permet d’identifier des allergènes tels que le lactose et représente une avancée en matière de health tech.

Avoir des intolérances ou des allergies alimentaires, c’est se demander en permanence si on peut goûter tel ou tel plat… et généralement préférer s’en passer pour ne pas prendre de risque. Mais cela pourrait changer grâce aux travaux d’une équipe australienne qui a mis au point une “cyberlangue” capable de détecter le lactose, et promet l’étendre bientôt à d’autres allergènes.

Cette langue est en fait une petite boîte de la taille d’un paquet de mouchoirs qui se branche sur un ordinateur portable. Développé par l’organisation de recherche scientifique australienne CSIRO, le dispositif utilise des capteurs biologiques pour détecter en temps réel la présence de lactose dans des échantillons de lait, ainsi que du lait avarié, là où les méthodes actuelles de diagnostic du lactose sont coûteuses et peuvent prendre jusqu’à une semaine. « En utilisant un biocapteur spécial pour le lactose, la technologie Cybertongue fournit des mesures précises et en temps quasi réel n’importe où sur la chaîne de production », fait valoir le Dr Stephen Trowell, ancien chercheur au CSIRO et fondateur de PPB Technology (qui a octroyé une licence à la technologie Cybertongue). Une avancée intéressante alors que 74% de la population mondiale présente un trouble de la digestion du lactose.

Mais CSIRO ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. L’organisation australienne s’est associée à PPB Technology pour repérer d’autres allergènes que le lactose. « Grâce à cette technologie unique, nous avons pu développer des capteurs capables de détecter une large gamme de substances, notamment des toxines, des allergènes et des enzymes », a déclaré la chercheuse principale du CSIRO, Alisha Anderson, sur CNET. « En matière de santé humaine, cette technologie pourrait signifier que des problèmes de santé potentiellement mortels, tels que la septicémie, pourraient être diagnostiqués en quelques minutes seulement, au lieu des méthodes actuelles qui prennent plusieurs heures, ce qui pourrait conduire à un traitement plus rapide et plus efficace. »

La rédaction HOW

par L'ADN

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