Digital Working : la nécessité d’une « boussole éthique » pour l’entreprise

23 octobre 2017

Au Etats-Unis, les logiciels sophistiqués dotés de raisonnement et de capacités d’apprentissage sont désormais capables de réaliser 45% de ce que font les salariés au travail. Faut-il pour autant licencier comme cela s’est fait pendant des décennies au fur et à mesure que de nouvelles industries en remplaçaient d’autres ? Eléments de réflexion issus de l’article The Ethics of Digital Labor sur KPMGVoice.

Avec le digital working et les nouvelles technologies, il est légitime de se demander si les entreprises doivent automatiser tous les emplois « remplaçables ». Et si toutes les entreprises le faisaient, quel impact aurait l’automatisation intelligente sur l’économie et la société dans son ensemble ? Tout est une question d’éthique et de responsabilité sociétale : les entreprises doivent réévaluer leurs objectifs, leur culture et leurs valeurs fondamentales.

Pour arriver à prendre en main un destin éthique capable de mesurer l’impact potentiel de toute automatisation intelligente sur les employés, les fournisseurs, les clients et la perception du public, l’entreprise doit mettre en place des outils de pilotage, à l’instar de ce que l’on pourrait qualifier de « boussole éthique ». Cela commencera par une concertation sur la charte d’éthique et un comité d’éthique à mettre en place dans l’entreprise, y compris avec des experts extérieurs, en sachant que les investisseurs investissent à 83% dans des entreprises reconnues pour leur responsabilité sociale. Là-dessus s’ajoutera une réflexion similaire à celle qui sous-tend développement durable, mais aussi sur la formation continue aux nouvelles technologies, sur un usage sociétal bienveillant de l’IA, et sur une gestion poussée en terme de cybersécurité.