Google veut lancer un microscope 4.0 pour détecter les cancers en temps réel

Lors du récent congrès annuel de l’association américaine de recherche pour le cancer, Google a annoncé vouloir utiliser un microscope à réalité augmentée et à intelligence artificielle pour aider les médecins à mieux détecter les tumeurs. 

Il était grand temps. D’après l’Institut National du Cancer, il y a eu 400 000 nouveaux cas de cancers en France métropolitaine en 2017. Si les  techniques de dépistage ne manquent pas, elles ne sont pas suffisamment efficaces. Les nouvelles technologies que sont l’intelligence artificielle et la réalité mixte vont permettre des analyses plus précises, bien que coûteuses.

Pour les rendre accessibles, les médecins peuvent compter sur un allié qui peut surprendre. Google développe en effet un microscope 4.0 accessible à tous. Muni d’une caméra, il envoie le visuel à un ordinateur qui identifie les cellules potentiellement malades en les comparant à des cellules saines et tumorales. Les tumeurs éventuelles apparaissent alors en surbrillance en temps réel grâce à la réalité augmentée.

Pour permettre à l’ordinateur de reconnaître les cellules saines des cancéreuses, Google a engagé des équipes de médecins qui ont analysé des milliers de cellules. L’ordinateur a alors pu analyser les informations fournies et apprendre à reconnaître les tumeurs cancéreuses. Pour l’instant, le microscope est capable de détecter les cancers de la prostate et du sein mais pourra bientôt dépister les autres types cancers.

Économique, cette technologie ne nécessite pas d’acheter du nouveau matériel, car elle pourra s’adapter aux microscopes utilisés partout dans le monde.

Il ne s’agit pas là de pur humanisme. Le marché de la santé, qui représente 9 590 milliards de dollars à lui seul, semble être le nouveau terrain de jeu des GAFA. DeepMind, la division de Google dédiée à l’intelligence artificielle, travaille avec plusieurs hôpitaux pour améliorer la détection de nombreuses pathologies. Verily, sa division dédiée à la santé, va suivre plus de 10 000 personnes pendant plusieurs années pour réaliser « une carte de la santé humaine ». Cette même division serait en train de nouer des partenariats avec des assurances. Amazon n’est pas en reste puisque le géant s’essaie à l’assurance santé. Quant à Apple, l’entreprise se targue d’avoir la plus grande base de données de fitness au monde, grâce aux données récoltées par sa montre connectée Apple Watch.

Faut-il voir dans l’implication des GAFA la promesse de technologies comme la VR et l’IA enfin accessibles aux médecins ou un risque de marchandisation de nos données et de la santé ? Bonne ou mauvaise nouvelle, il faudra attendre pour le dire.

Image d’en-tête par BraunS

La rédaction HOW

par L'ADN

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