La VR aide les entreprises de l’industrie à réduire leurs coûts

Formations, accompagnement du geste… la réalité virtuelle rend le monde de l’industrie plus sûr et plus rapide.

Chez NUMA, on en est persuadé, le véritable potentiel de la réalité virtuelle (VR) n’est pas dans les jeux vidéos et les films mais dans l’industrie. « [Les réalités immersives] vont permettre de réduire les risques industriels, améliorer la formation des professionnels, mieux transmettre certains enseignements et permettre des interactions sociales jusqu’ici inenvisageables », explique Marie-Vorgan Le Barzic, présidente du Numa, sur son blog d’entreprise.

Les entreprises pourront désormais expérimenter ces solutions dans Le Pavillon, un espace inauguré le 14 mars par Numa, en partenariat avec Antilogy, spécialiste des réalités immersives. La réalité immersive trouve, en effet, de plus en plus sa place dans les entreprises.

D’après International Data Corp. (IDC), les dépenses totales dans l’AR et la VR devraient passer de 9,1 milliards de dollars en 2017 à près de 160 milliards en 2021, soit une croissance annuelle de 113,2% ! Ce boom s’explique par des investissements massifs des entreprises dans les technologies immersives.

Lorsque l’on travaille dans l’industrie lourde, le moindre geste peut coûter cher. Pour éviter les chutes et accidents, Bouygues Construction a développé avec HTC Vive un programme qui simule des situations à risque afin de sensibiliser et former le personnel sur les chantiers.

La réalité virtuelle permet aussi d’optimiser des gestes et ainsi d’économiser de précieuses minutes. Dans Les Echos, Bertrand Wolff, cofondateur d’Antilogy, donne l’exemple de la SNCF. « L’immobilisation d’une rame de TGV coûte plusieurs milliers d’euros par heure. Si tous les techniciens se forment [au geste d’accouplement et désaccouplement de deux rames] et le maîtrisent plus rapidement grâce à la VR, l’entreprise réalise des économies. »

En dehors de l’industrie lourde, la réalité immersive séduit aussi. Michelin s’en est servie pour former ses équipes commerciales. En se retrouvant dans un magasin revendeur virtuel, les équipes ont pu apprendre à se déplacer et interagir avec  les différents outils de communication (posters, cadres numériques, videobooks, etc…) conçus pour présenter un nouveau produit technique.

« Aujourd’hui, on vit en 3D, par contre on continue d’apprendre en 2D, à travers un écran, un livre. Mettre cet apprentissage en 3D permet au cerveau d’apprendre mieux », appuie Florent Pelissier, chef de projet HoloLense chez Microsoft, lors du lancement du Pavillon.

Comme beaucoup d’autres, la célèbre marque de voiture a elle aussi eu recours aux réalités immersives afin d’améliorer ses produits. Image de BMW

Au delà de la formation, la réalité virtuelle permet aussi de concevoir de meilleurs produits. BMW utilise la réalité immersive pour tester le design de ses véhicules. En conduisant leurs prototypes dans une ville virtuelle, les équipes peuvent vérifier si les conducteurs et conductrices ont suffisamment de visibilité derrière le volant et si elles peuvent saisir correctement les commandes depuis une position assise.

Enfin, la réalité immersive permet de gagner en précision lors d’opérations délicates. Un atout utile aussi bien dans la technologie que dans la santé. Grâce à un casque de réalité mixte, qui allie réalité augmentée et virtuelle, le docteur Thomas Grégory a ainsi pu avoir accès, lors de la mise en place d’une prothèse d’épaule, à l’imagerie en 3D des parties du corps du patient cachées à l’oeil nu, et de positionner plus précisément la prothèse.

Moins de risques, plus d’argent, de meilleurs résultats, la réalité immersive a tout pour séduire les entreprises.

Image de Bouygues Construction

La rédaction HOW

par L'ADN

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