Imprimer des organes humains, c’est pour demain

22 octobre 2018

L’impression 4D, une technologie de rupture qui donne de nouvelles perspectives à la médecine régénérative.

Des tissus vivants artificiels pour effectuer des essais cliniques. Une prothèse autonome pour remplacer une valve cardiaque défaillante. Des structures qui s’assemblent sans intervention humaine et s’adaptent à leur environnement. Avec les progrès de l’impression 4D, les rêves les plus fous des scientifiques sont en passe de devenir réalité.

Depuis sa présentation au grand public en 2013 lors du Ted Talk de Skylar Tibbits, fondateur et directeur du Self Assembly Lab au Massachusetts Institute of Technology (MIT), le marché du « 4D Printing » a explosé. Si la bio-impression n’est pas une technologie nouvelle – la fabrication sur mesure de tissus cellulaires et d’organes date du début du XXIe siècle – l’impression 4D apporte de nouvelles possibilités. Comme dans l’impression 3D, elle permet d’imprimer couche sur couche des objets prédéfinis par conception numérique. Mais alors que les objets imprimés en 3D restent statiques, les objets imprimés en 4D réagissent à leur environnement (température extérieure, luminosité, pression…), ce qui leur permet d’évoluer au fil du temps.

Un objet qui change de forme, de couleur ou même de texture sans intervention humaine : c’est une petite révolution de cette science au croisement de la physique, de la biologie, de la mécanique et de l’informatique. En médecine, les chercheurs imaginent déjà imprimer des implants cardiaques qui puissent remplacer un organe défaillant de manière autonome ou créer un tissu de foie artificiel permettant aux laboratoires pharmaceutiques de tester en conditions réelles de nouvelles molécules. Qu’on ne s’étonne donc pas de voir les publications et les projets de recherche autour de la bio-impression se multiplier partout dans le monde, portant la valeur du marché de l’impression 4D à 63 millions de dollars en 2019 ; une valeur qui devrait croître de 40% par an d’ici 2025.


Lire aussi : Contre les bactéries : l’impression d’antibiotiques en 3D

En France, de nouveaux acteurs de la MedTech se lancent aujourd’hui à la poursuite des pionniers américains : la start-up bordelaise Poietis a annoncé en janvier 2018 la première commercialisation d’un tissu de peau humaine imprimé en 3D, tandis que la jeune pousse lyonnaise 3d.FAB (3D Fabric of Advanced Biology) a révélé travailler déjà sur de nouvelles techniques d’impression. La médecine régénérative n’en est qu’à ses débuts.

La rédaction HOW

par L'ADN

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