[VivaTech XP] Industrie : former ses collaborateurs grâce à la réalité augmentée, c’est possible

Leader sur le marché des logiciels de gestion du cycle de vie du produit, PTC s’est allié à KPMG et Microsoft pour répondre aux nouveaux enjeux technologiques des industries. Dans cette interview, Frederic Doutriaux, directeur chez PTC, nous explique comment la data et la réalité augmentée constituent de précieux leviers à la formation de nouvelles compétences.

Comment la réalité augmentée permet-elle d’accompagner la transformation des entreprises industrielles ?

Les grandes industries peinent à recruter des collaborateurs pour leur maintenance, ce qui conduit à un problème majeur : celui du transfert de compétences. Grâce à la réalité augmentée, il est désormais possible d’apporter un support à distance de manière aussi efficace que l’aurait fait une personne en présentiel… et peut-être même plus. Cela représente un moyen efficace d’élargir les champs de compétences de ses employés.

La réalité augmentée permet également d’assister un technicien à distance pour garantir le succès d’une opération de maintenance. L’utilisation de la 3D combinée à l’internet des objets permet aux opérateurs (techniciens,  SAV.. ) d’être informés en temps réel sur le produit ou sur ce qu’il se passe dans l’usine via des tablettes ou encore des lunettes connectées.

Aujourd’hui, nous pouvons récupérer des informations sur le statut du produit ou sur les modes opératoires de maintenance pour une prise en main plus rapide des outils. Par exemple, si la pièce d’une machine doit être changée, la réalité augmentée peut offrir un mode opératoire sans avoir besoin de mobiliser un technicien.

Quelles autres applications liées à la réalité augmentée retrouve t-on déjà dans les usines ?

Chaque besoin, ou presque, a sa solution en termes de formation et de montée en compétences. Nos clients nous demandent, par exemple, des outils qui permettent aux experts et techniciens de collaborer à distance. Un opérateur qui fait la maintenance pourra observer, à travers sa tablette, précisément ce que voit la personne sur le site sur lequel se déroule l’opération et ainsi collaborer plus efficacement. Toujours dans une optique de formation, il est possible de capturer des modes opératoires à travers des photos ou des vidéos, dans le but de reconstruire une procédure de maintenance qui va pouvoir être réutilisée.

Aujourd’hui, il existe également des solutions qui permettent aux entreprises de construire elles-mêmes leur expérience de réalité augmentée, sans avoir besoin de développeurs ou de programmateurs informatiques. Elles peuvent ainsi créer des expériences pour améliorer la maintenance et le service de façon rapide et agile.

Comment sont reçues et adoptées ces nouvelles applications ?

La conduite du changement est aujourd’hui un vrai enjeu. Il est parfois difficile de faire prendre en main ces projets par les utilisateurs. Même si leur pertinence n’est pas remise en cause.

Grâce à la maintenance à distance, il n’y a plus besoin d’envoyer les techniciens sur site, ce qui limite les pertes de temps et d’argent… La technologie est là, mais il faut s’en servir. Certaines industries, très souvent les plus anciennes, sont réfractaires à ce changement. Comme souvent, les nouveaux processus font peur alors que les gains peuvent être conséquents.

Comment PTC a eu l’idée de développer cette nouvelle approche ?

PTC existe sur le marché depuis 30 ans. Nous créons des outils de conception assistée par ordinateur au profit de grandes industries comme l’automobile ou l’aéronautique. Aujourd’hui, nous sommes devenus leader des solutions autour de la 3D et de la gestion des données. Nous intervenons sur toutes les phases du cycle de vie du produit. C’est-à-dire de la conception jusqu’à la gestion du SAV en passant par la production.

Il y a environ 5 ans, nous avons également commencé à investir dans l’IoT, en intégrant un système de récupération des données dès la phase de design du produit afin d’en améliorer l’usage. Nous avons également étendu ce procédé à la phase de production en connectant les machines pour une productivité améliorée.

Pourquoi avoir créé une alliance avec KPMG et Microsoft ?

Notre stratégie est de mettre notre technologie à disposition des entreprises. Et dans ce sens, on s’appuie sur un réseau de partenaires comme KPMG dont le rôle est d’accompagner leurs clients dans leurs transformations majeures. L’idée de l’alliance avec KPMG et Microsoft est de développer une librairie de cas d’usages que l’on rencontre dans l’industrie et ainsi formater nos produits avec l’aide de Microsoft à l’aune des cas d’usages rencontrés par KPMG.

 

La rédaction HOW

par L'ADN

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