L’IoT, accélérateur des smart grids

Les Smart Grids, ces réseaux électriques intelligents, contribuent massivement au développement des smart cities. Mais pour que les infrastructures urbaines soient pérennes, sécurisées et capables de communiquer entre elles, ces réseaux nécessitent le déploiement de l’internet des objets.

Les villes regroupent 50% de la population mondiale mais dégagent 80% des gaz à effet de serre de la planète. Alors que 70% de la population y habiteront en 2070, il est vital de les rendre plus respectueuses de l’environnement, ne serait-ce que pour respecter les engagements pris à la COP21 de Paris. Heureusement, les smart cities font la part belle aux réseaux énergétiques intelligents.

Selon une étude de Transparency Markets Research, le marché mondial des smart grids devrait croître à un rythme annuel de plus de 18% d’ici à 2020 et peser près de 111 milliards de dollars ; un chiffre à rapprocher du total des investissements au sein des villes intelligentes estimés à cet horizon à 1500 milliards de dollars, selon Jean Bouinot.

Pas de smart ctities sans IoT

Toutefois ces réseaux intelligents demeureront cloisonnés sans réflexion préalable sur la mise en œuvre de solutions en faveur d’un internet des objets efficient. En effet, le succès de la ville de demain repose en grande partie sur cette connexion entre le monde virtuel (l’information générée) et le monde réel (infrastructures), l’analyse et la valorisation des données n’étant qu’une étape préalable à la constitution de ponts permettant une communication fluide entre réseaux et équipements. Grâce à l’étroite collaboration des collectivités et des grands acteurs de l’énergie et de la construction, cet environnement devra donc être durable et évolutif. Mais il devra aussi être en mesure de garantir à ses exploitants et utilisateurs, au-delà d’une consommation réduite, une sécurisation optimale des données circulant sur l’ensemble la chaîne de valeur énergétique.

L’IoT au coeur des enjeux de la performance de la ville de demain

Parce qu’ils sont à la source des données émises par les citoyens, parce qu’ils se connectent aisément entre eux et à l’ensemble des réseaux dédiés, les objets connectés se trouvent au cœur de l’accélération de la mutation des villes. C’est l’une des raisons pour lesquelles, d’après une étude McKinsey, ce marché pèsera 11% du PIB mondial d’ici 2025.

Ainsi, au cœur même des habitats intelligents (Smart Homes), les objets connectés catalyseront le développement des Smart Grids, et ce à partir notamment des compteurs connectés électriques et à gaz. Là encore l’IoT sera au cœur de l’interopérabilité tant pour optimiser la consommation d’énergie que pour élaborer les mix les plus performants. La Commission Européenne table sur une généralisation de ces compteurs d’ici à 2020, avec un taux d’équipement de 72% pour l’électricité et de 40% pour le gaz. Toutefois, l’IoT ne se cantonnera pas à la gestion de la consommation énergétique de l’habitat. Sa capacité de traitement des données intéresse également les gestionnaires de réseaux énergétiques dans le cadre du pilotage quotidien ou saisonnier de leurs activités.

Outre ce rôle crucial dans la conduite et l’exploitation des villes intelligentes, ce sont également les objets connectés qui réduiront le coût global des investissements nécessaires à la réussite de cette mutation.

Comme le souligne Piers Hogarth-Scott, spécialiste IoT KPMG Australie, l’enjeu pour les instances dirigeantes et les organisations présidant à la gestion des villes est de définir un point de départ clair pour entamer le processus d’implémentation. La première étape repose ainsi sur un recensement précis de l’ensemble des services fournis par la ville à la communauté. Une fois ce dernier établi, il devient alors possible de sélectionner parmi les nombreux services et objets proposés ceux qui répondent aux enjeux stratégiques définis par la gouvernance.

Image d’en-tête par Yelantsevv

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