L’assurance connectée s’impose difficilement en France

13 septembre 2018

Alors que le développement de l’IoT s’intensifie, l’assurance connectée ne semble pas séduire les Français.

Le secteur de l’assurance fait lui aussi le pari des objets connectés. Grâce à eux, les assureurs peuvent collecter des données sur la vie de leurs signataires afin de leur offrir des services personnalisés.

Le type de contrat le plus emblématique est le « pay how you drive ». Comprenez : votre prime de risque dépendra de votre conduite. Des applications traquent la vitesse de conduite, les accélérations, les freinages ou les virages brusques et en déduisent une propension à l’accident. Celles et ceux qui conduisent le mieux paient le moins. La startup américaine Root Insurance, dont c’est la spécialité, vient de lever 100 millions de dollars pour ses offres d’assurance automobile. Elle atteint ainsi une valorisation d’un milliard de dollars et rentre dans le club jalousé des unicorns. De son côté, la MAIF propose l’assurance au kilomètre avec laquelle les petits rouleurs paient en fonction de leur temps passé au volant.


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L’assurance immobilière adopte aussi les objets connectés. Les grands groupes d’assurance français proposent désormais des formules d’assurance pensées pour les personnes ayant installé des caméras de surveillance ou des systèmes de chauffage connectés. Celles-ci peuvent intégrer l’installation et la maintenance d’objets connectés ou l’intervention d’agents de sécurité.

Pourtant, si les clients sont particulièrement séduits par l’hyperpersonnalisation des services, l’assurance connectée peine à convaincre les Français. D’après une étude de Next Content, seuls 19% s’estiment prêts à sauter le pas en cas de changement d’assureur. 6% possèdent une assurance automobile « pay how you drive » tandis que 5% ont fait le choix de l’assurance habitation connectée.

Les risques de piratage de données freinent de nombreuses personnes. Les Français se posent encore des questions sur la légitimité de ces offres et la confiance qu’ils peuvent accorder à ces assureurs, selon l’étude.

Les assurances doivent encore convaincre les clients de la bonne gestion de leurs données.

Image d’en-tête par oatawa

La rédaction HOW

par L'ADN

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