Plus vrai que nature, le diamant synthétique réconcilie les millennials avec la joaillerie

Écologique, abordable et de qualité irréprochable, le diamant synthétique séduit les jeunes générations.

Le meilleur ami des femmes est devenu has been. Preuve en est, l’année 2015 a vu les ventes de diamant reculer de 2%, soit une perte de 74 milliards d’euros pour les diamantaires.

Les nouvelles générations, très sensibles aux valeurs que prônent une marque, se désintéressent en effet des diamants pour des raisons écologiques et morales. Leur extraction minière, source de conflits armés dans certaines régions, nécessite souvent le travail d’enfants. Le diamant synthétique représente donc une alternative viable et éthique.

Tout droit sorti des laboratoires de la Silicon Valley, ce diamant est en pleine expansion, surtout aux Etats-Unis où il représente actuellement 2% de l’offre en volume. En Europe, les joailliers français Innocent Stone et Courbet s’adressent aux millennials et proposent des bijoux en or recyclé rehaussés de diamants de laboratoire.

Ces pierres synthétiques sont conçues à partir de particules de diamants véritables issus de mines canadiennes ou russes. Placées dans des réacteurs à haute température, elles sont ensuite taillées par des artisans. L’opération ne dure pas plus de quatre semaines, un temps record quand on sait que la formation naturelle de diamants nécessite des millions d’années.

Parce qu’il s’agit de particules de diamants et non de diamants bruts, les pierres précieuses sont plus faciles à sourcer. D’autant plus que les producteurs assurent que la filière du diamant synthétique fait l’objet d’un contrôle et d’une traçabilité rigoureuse initiée par les Nations Unies. « C’est le diamant du futur, car les consommateurs de luxe de demain ne sont pas ceux d’hier. Ils veulent de la transparence », analyse Stéphane Wulwik, cofondateur de Innocent Stone.

Cerise sur le gâteau, si le diamant synthétique possède exactement la même composition que le naturel, il est vendu 30 à 50% moins cher.

L‘émergence de ces diamants synthétiques inquiète les producteurs de vraies pierres, mais certaines grandes marques ont décidé d’attrapper le train en marche. C’est le cas de la célèbre marque Swarovski qui a lancé sa propre marque de diamants synthétiques, Diama.

Les millennials peuvent se réjouir, les diamants ne sont pas les seuls matériaux rares ou controversés à posséder des versions synthétiques. Des équipes ont réussi à développer des denrées alimentaires et des matières textiles comme le cuir ou la soie en laboratoire, et ce, à partir d’ADN synthétique. La tech s’est mis en tête de préserver ressources naturelles et animaux, et cela plait aux consommateurs et consommatrices !

Image d’en-tête par FOX

La rédaction HOW

par L'ADN

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