[VivaTech XP] L’hologramme : l’outil nécessaire au retail ?

Pour la nouvelle édition de VivaTech, qui se tient du 16 au 18 mai prochain, KPMG et la start-up Orbis vous invitent à vivre une expérience immersive, grâce à la technologie hologramme. Adrien Dalberto, directeur général de la start-up, revient sur les enjeux de cette technologie.

Pourquoi avoir créé Orbis Holographics ?

Nous avons décidé de créer Orbis en 2016. A cette époque, nous avons constaté un réel manque d’offres sur le marché de l’hologramme. En effet, nous nous sommes aperçus qu’il n’existait que deux types d’entreprises : des petites structures qui modélisent des hologrammes sur-mesure mais qui ne sont pas forcément capables de déployer des solutions à grande échelle, puis d’autres studios qui ciblent de gros projets mais qui ne se penchent pas sur la volonté de faire du retail ou du B2B . Notre objectif est d’avoir une structure réactive et agile couvrant la totalité de la chaîne de production. C’est-à-dire allant de la conception à la production de l’hologramme. Et grâce à notre pôle créatif, nous pouvons concevoir, avec nos clients, des expériences sur-mesure.

Comment ces hologrammes s’intègrent dans le marketing d’un produit ?

L’hologramme nous donne deux possibilités : mettre en avant tous les usages du produit, c’est-à-dire montrer l’objet dans des circonstances d’usage qui permettent au client de voir l’intérêt du produit sans avoir besoin qu’une conseillère de vente lui en fasse la démonstration. Et aussi montrer la conception du produit.

Comment ces hologrammes peuvent être utilisés dans les points de vente ?

L’hologramme est une forme d’affichage ultra dynamique. Il permet notamment de travailler sur la dimension interactive. Nous travaillons déjà sur des jeux et même des hôtes holographiques. Bientôt, nous pourrons même converser avec un hologramme ! On parle souvent de dynamique entre le physique et le digital et c’est sur cet enjeu que nous travaillons. En effet, aujourd’hui les écrans ne suffisent plus à capter l’attention du client alors que l’hologramme crée la curiosité. Les gens se demandent souvent comment cela fonctionne et cela permet de les attirer avec un « effet wow ». Ce qui élargit le champ des possibles. Notamment dans les points de vente. Comme évoqué précédemment, l’hologramme peut donner l’explication du produit, soit par la confection, soit par les usages.

Par exemple chez Prada, pour commercialiser l’un des sacs de la collection décliné en 50 couleurs, les vendeuses font défiler, depuis une tablette, un hologramme qui permet de voir le produit sous toutes ses déclinaisons. Mais l’hologramme est également en voie de remplacer les vitrines classiques. Une marque de prêt-à-porter pourrait voir l’ensemble de sa collection défiler à travers une vitrine holographique. Et même la programmer automatiquement à partir d’un ordinateur afin de limiter les coûts, parfois onéreux, du merchandising.

Quelles utilisations de l’hologramme pourrions-nous faire dans le futur ?

Au-delà d’être un outil de communication interne ou externe, l’hologramme a une réelle fonction au sein des industries. Nous travaillons actuellement sur des projets confidentiels avec Thales et la DGA sur des programmes de défense auxquelles cette technologie répond parfaitement. Nous consacrons également beaucoup de temps aux projets de R&D comme la réalité augmentée : nous pensons que demain, il n’existera plus de panneaux sur la route mais que toutes les indications se retrouveront directement sur votre pare-brise. Nous pensons aussi que demain, l’humain n’aura plus besoin d’être connecté via son téléphone ou son ordinateur car il sera capable d’interagir avec un environnement qui sera, lui, connecté et dématérialisé : dans cette logique, un abribus pourrait se substituer à l’écran de votre téléphone.

L’hologramme étant une technologie qui peine à se démocratiser, comment se déroule la collaboration avec les entreprises ?

Nous prenons souvent le rôle d’agence. Nos clients ne connaissent pas les possibilités de cette technologie et viennent nous voir avec des premières idées que nous sommes fréquemment obligés de réorienter vers des choses plus réalisables, ou qui auront plus d’impact dans la fourchette de prix imposée. De plus, la scénographie qui est associée à l’hologramme est nécessaire afin de camoufler les dispositifs et créer la magie inhérente à cette technologie. L’hologramme peut coûter cher mais nous disposons d’astuces pour créer le même type de rendu avec des budgets moindres. Le groupe Thalys nous a chargé, par exemple, de mettre à l’honneur la ville de Bruxelles. Dans ce but, nous avons mis en place un scanner holographique qui a numérisé l’image de plusieurs centaines de bruxellois afin de les projeter sous forme de statues de 5 mètres… et ce pour un budget en dessous de 100 000 euros.


 

Orbis x KPMG sur VivaTech, ça va donner quoi ?

Orbis mettra tout son talent en oeuvre pour vous proposer une animation holographique autour des lettres K – P – M – G et du thème « Scaling towards progress » afin d’éclairer le stand à la lumière des nouvelles technologies. Retrouvez-nous au coeur du Hall of Tech pour admirer leur travail !

 

La rédaction HOW

par L'ADN

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