L’Industrie 4.0 en France, c’est pour quand ?

Véritable source de croissance, de nombreux pays se ruent sur l’Industrie 4.0. La France peine encore à se positionner.

La quatrième révolution industrielle est en marche ! Aussi appelée Industrie 4.0, elle se caractérise par le déploiement de technologies de pointe dans les usines. Intelligence artificielle, objets connectés, réalités immersives et autres robots collaboratifs y sont désormais les bienvenus. Le marché de l’industrie 4.0 pourrait représenter 214 trillions de dollars d’ici 2023.

Cet engouement des entreprises n’a rien d’étonnant. D’après un baromètre publié en 2017 par KPMG en collaboration avec Usine Nouvelle sur la transformation industrielle, les dirigeants et dirigeantes d’usine espèrent des baisses des coûts de production de 2 à 5%. Selon l’étude, les résultats dépassent souvent leurs attentes : ils sont plus de 70% à obtenir jusqu’à 20% de réduction.

Plusieurs pays ont déjà entamé la transformation digitale de leurs usines. L’Allemagne a initié la modernisation de ses outils de production en 2011, suivie par les Etats-Unis en 2013 avec le projet Manufacturing USA. Quant à la Chine, elle entend réduire sa dépendance aux technologies étrangères et améliorer l’automatisation des tâches avec le programme Made In China 2025, instauré en 2015.

En France, les experts et expertes de l’association Alliance industrie du futur, créée en 2014, accompagnent les entreprises dans la modernisation de leurs outils de production. 

Et ça tombe bien, car avec des machines dont l’âge moyen est de 19 ans, soit sept à huit ans de plus qu’en Allemagne, l’Hexagone a besoin de rajeunir son parc industriel. « La France doit sauter le pas. Pendant qu’elle débat de la robotisation de son industrie, d’autres pays sont déjà en route », explique Daniel Harari, PDG de Lectra, spécialiste des solutions technologiques pour les entreprises de textiles, à Les Echos.


Lire aussi : Pourquoi les entreprises de l’industrie doivent investir dans la réalité virtuelle

Mais le vent commence à tourner. PSA Peugeot Citroën développe des robots collaboratifs afin d’assister les équipes dans les chaînes de montage, tandis que Thyssenkrupp Presta France utilise des exosquelettes pour soulager les ouvriers dans leurs tâches. Le géant Bouygues Construction a recours aux réalités immersives pour la conception de bâtiments. Si la réalité augmentée permet d’améliorer la performance des opérateurs en rendant leur monde plus lisible, la réalité virtuelle, de son côté, permet de s’entraîner en situation quasi-réelle.

Mais pour Michael Soussan, leader Industrie 4.0, Digital Opérations chez KPMG, « le digital n’est pas une fin en soi, mais reste un moyen».

Pour une transformation optimale, l’industrie française doit placer ces nouvelles technologies au centre de stratégies globales et pluridisciplinaires.

Découvrez notre dossier complet sur l’Industrie 4.0.

Image d’en-tête par vm

La rédaction HOW

par L'ADN

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