22 000 étudiants appellent les entreprises à réviser leur RSE

13 novembre 2018

Plus de 22 000 étudiants de grandes écoles françaises ont signé un « Manifeste pour un réveil écologique », s’engageant à ne plus travailler pour des entreprises polluantes.

Ils sont étudiants à HEC Paris, AgroParisTech, CentraleSupélec, l’Ecole Polytechnique ou l’ENS Ulm, entre autres établissements fleurons de l’éducation supérieure française. Tous appartiennent à cette génération Z, engagée sur tous les fronts et soucieuse de retranscrire ses convictions dans ses choix d’orientation professionnelle. Et lorsque les entreprises cibles ne respectent pas leurs standards, ils agissent par leurs propres moyens : en créant une pétition en ligne et en la relayant sur les réseaux sociaux pour alerter les consciences.

Lancé il y a un mois, le Manifeste étudiant pour un réveil écologique recueille à ce jour près de 23 000 signatures. Son constat : « Malgré les multiples appels de la communauté scientifique, malgré les changements irréversibles d’ores-et-déjà observés à travers le monde, nos sociétés continuent leur trajectoire vers une catastrophe environnementale et humaine« . Chiffres et études scientifiques à l’appui, les rédacteurs rappellent la réalité du changement climatique et insistent sur la nécessité d’une prise de conscience autant collective qu’individuelle, insistant sur leur conviction que chaque étudiant a un rôle citoyen à jouer dans les décisions de l’Etat et l’activité des entreprises.

Le site mis en ligne pour héberger le manifeste contient également un onglet « Que faire ? » consacré aux moyens d’actions immédiats (changer son alimentation, changer sa mobilité, adopter une consommation circulaire, limiter son empreinte numérique etc.) ainsi qu’une sélection de liens renvoyant vers des sources scientifiques ou associatives pour mieux s’informer sur le défi climatique, la transition énergétique ou encore les systèmes agricoles durables. Des outils pédagogiques utilisables par tous les internautes, signataires ou non, pour s’approprier la problématique et agir à leur échelle.


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Le procédé choisi – un manifeste en ligne – fait écho au cri d’alarme de 15 364 scientifiques publié il y a un an dans la revue BioScience et s’inscrit en creux de la multiplication d’initiatives en faveur du climat en France depuis la démission du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot cet été. Les étudiants, pour beaucoup issus de grandes écoles, misent sur leur attractivité sur le marché de l’emploi pour amener les employeurs à agir et renforcer leur stratégie RSE. De peur de voir leur principale cible de recrutement passer à la concurrence… ou (idéalement) en mesurant les impacts positifs d’une stratégie plus durable.

La rédaction HOW

par L'ADN

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