IoT : de l’importance du «hardware»

La révolution numérique continue avec la venue de l’Internet des Objets (IoT). Cette appellation désigne un réseau d’éléments connectés pouvant être activés à distance et capables de transmettre des informations sur leur environnement et son état. Ce marché croissant représenterait 30 à 80 milliards d’objets connectés à l’horizon 2020.

L’IoT influence aujourd’hui de très nombreux secteurs d’activité depuis les équipements de la maison (Smart Home) en passant par la santé, le transport, la logistique. Cette technologie en pleine expension permet d’optimiser les processus, de réduire les risques, d’améliorer la relation clients, et de favoriser l’émergence de nouveaux services en créant des passerelles entre le monde virtuel et le monde réel.

La chaîne de valeur de l’IoT, bien que complexe, réunit de nombreux acteurs et composants technologiques. Elle est composée d’objets connectés (de toutes formes et fonctions), de réseaux de communication filaire et sans fil, de plateformes de collecte et de traitement des données et enfin d’applications et de services pour les utilisateurs finaux qu’ils soient consommateurs, entreprises, collectivités ou gouvernements.

Au sein de cette chaîne, la valeur perçue par les utilisateurs et les intégrateurs porte naturellement sur les applications et l’exploitation des données permettant de délivrer les services attendus. Parallèlement, il existe une tendance à minimiser l’importance de l’objet connecté (« endpoint » pour les anglo-saxons) et à se concentrer essentiellement sur la baisse de son coût. L’objet connecté constituant pourtant la partie de la chaîne de valeur qui représente le plus d’enjeux technologiques et de complexité. Adaptable aux applications et aux marchés visés, bien que ceux-ci soient très nombreux et variés, l’objet connecté se doit également de présenter, au gré des besoins, de nombreuses caractéristiques (taille, résistance aux températures et aux vibrations, communication partagée, autonomie, basse consommation, interopérabilité, sécurité…).

Ces contraintes, qui nécessitent de forts investissements en innovation, en R&D, en design, en sécurité, génèrent également des cycles de développement plus longs et plus complexes que dans le software ou le big data. Les acteurs de l’IoT et en particulier les intégrateurs et utilisateurs doivent en avoir pleinement conscience.

Avec 128 acteurs positionnés sur l’IoT, le Pôle de Compétitivité SCS représente un écosystème important en France et en Europe sur cette thématique. Plus de 60% de ses acteurs sont positionnés sur les objets connectés et les technologies sous-jacentes.

Des acteurs clés des semi-conducteurs, du logiciel embarqué, de l’électronique flexible et hétérogène, du sans-contact (RFID, 3G, 4G, 5G,..), de la sécurité numérique ainsi que de nombreuses startups réalisant des objets connectés divers (thermostat, surveillance qualité de l’eau, contrôle qualité de l’air, enceintes intelligentes, vidéophone intelligent, surveillance des végétaux, bracelet connecté, etc…) s’attachent à réaliser des avancées technologiques afin de répondre aux enjeux et aux fonctions de demain sur ce segment.

Enfin, berceau de la carte à puce et de la sécurité numérique, le Pôle SCS et ses membres s’attachent également à apporter des réponses concrètes et sérieuses à la problématique majeure de la sécurisation de l’IoT. Cette technologie constitue une révolution numérique aussi bien sur les usages et leurs impacts économiques que sur les technologies mises en œuvre. Les objets connectés, qui sont un des éléments critiques des applications IoT, nécessitent une attention particulière sur les sujets d’innovation et d’industrialisation mais aussi sur les financements apportés aux acteurs industriels et académiques du domaine qu’ils soient petits ou grands.

Image d’en-tête par Wenjie Dong

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