Les navettes autonomes trouvent leur place dans les métropoles

27 février 2018

Sur l’immense esplanade de la Défense, pas une voiture, pas un pot d’échappement, pas un coup de klaxon. Le centre névralgique du quartier d’affaires francilien est piétonnier. Enfin presque. Trois navettes électriques autonomes, sans personne au volant font des allers-retours.

Derrière ces navettes, on retrouve la société Navya. L’entreprise lyonnaise a commercialisé fin 2015 son premier véhicule : le Navya Shuttle. Depuis, ses véhicules autonomes sont déployés à La Défense, à Singapour ou encore en Australie. Le secret d’une telle réussite ? Une étroite collaboration entre le public et le privé.

En 2016, en France, Navya s’est associée pour la première fois avec une ville, la Métropole de Lyon et le Sytral, l’autorité organisatrice des transports de l’agglomération lyonnaise, pour intégrer ses navettes à l’offre de transport public de la ville. Loin de supplanter les bus, ces navettes permettent de desservir des zones non adaptées au bus, dans ce cas précis, un parcours de 1 350 mètres allant de la Saône à la Confluence, cet « éco-quartier » emblématique de la ville.

« Malgré leur différence de taille et de fonctionnement, la collaboration entre la jeune startup et la métropole s’est très bien passée », assure Diego Isaac, chargé de marketing et communication chez Navya. Plusieurs facteurs expliquent cette réussite.

Tout d’abord, les deux entités avaient envie que ce projet fonctionne. « La Métropole de Lyon avait un véritable besoin de développer de nouveaux transports dans des endroits mal reliés », a ajouté Diego Isaac.

Ensuite, elles ont déployé le projet progressivement. D’un, le service était présenté comme un test, ce qui a rassuré les parties-prenantes. De deux, le projet s’est construit sur le dialogue. « Nous avons eu des échanges permanents sur les zones d’activités, les conditions d’opérations ou encore les améliorations du service », a ajouté Diego Isaac.

Trouver des villes, des universités et des aéroports motivés n’est pas très compliqué, témoigne-t-il. Les appels à projets sont de plus en plus nombreux. Le groupe de transports Keolis a d’ailleurs investi dans l’entreprise lyonnaise pour répondre aux appels d’offres de collectivités souhaitant installer des véhicules autonomes.

La startup lyonnaise a montré qu’avec le bon produit et un goût pour le dialogue faire bouger de grandes entreprises centenaires n’était pas si compliqué.

La rédaction HOW

par L'ADN

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