« OK Google, achète-moi des… » : l’avènement du voice retail

30 novembre 2018

Alors que les consommateurs plébiscitent les assistants vocaux et émettent de nouvelles attentes en matière de commerce conversationnel, les retailers commencent tout juste à prendre le virage de la “voix”. Mais les choses devraient s’accélérer dès l’année prochaine.

C’est l’un des enjeux forts des assistants vocaux. Le voice commerce, dont on parle depuis quelques années, devrait se concrétiser pour de bon dès 2019. Plusieurs grandes enseignes françaises ont scellé une alliance avec Google pour permettre aux consommateurs de saisir vocalement leur liste de courses.

Monoprix a été pionnier, s’engageant dès 2017 dans la brèche du voice commerce, suivi par Auchan, Carrefour et Leclerc au printemps et à l’été 2018. Si Auchan a opté pour un dialogue ciblé en lançant un chatbot vocal qui accorde mets et vins, les autres enseignes proposent surtout aux utilisateurs de saisir leur « mémo-course » vocalement, via l’assistant de Google. Concrètement, l’utilisateur peut créer sa liste de courses en énumérant les produits qu’il souhaite acheter via la commande vocale. Que ce soit avec sa Google Home ou l’application dédiée de Google de son smartphone Android. L’inventaire numérique est alors directement généré sur le site « drive » de l’enseigne afin que le client puisse le retrouver en se connectant à son compte utilisateur. « Au-delà du souhait de l’enseigne de faciliter le parcours d’achat, ce nouvel usage est une première pierre à l’édifice du commerce vocal », estime Leclerc dans un communiqué.

Dicter ses courses, une nouvelle façon de consommer

L’étape d’après consiste à générer automatiquement un panier. Car tout l’enjeu est là : faire en sorte que la commande vocale aboutisse bien à un panier physique. Cela devrait commencer par l’alliance entre Carrefour et Google, officialisée en juin dernier. D’ici 2019, les utilisateurs français pourront effectuer leurs courses, dont les achats alimentaires, via l’assistant vocal de Google, par exemple sur un smartphone ou une enceinte connectée, permettant ainsi une des premières expériences de courses vocales en France, selon le communiqué commun des deux entreprises.

Une façon de marcher dans les pas du géant américain Wallmart, également associé à Google, alors que la voix est souvent présentée comme l’avenir du commerce. Auchan s’est ainsi allié avec Alibaba pour participer à la construction « du commerce phygital alimentaire en Chine », selon le communiqué commun publié lors de l’annonce de l’opération en novembre 2017.

Une façon de ne pas se laisser distancer aussi : Amazon, grand rival de Google en matière d’enceintes connectées, est également présent sur le marché désormais très convoité des courses en lignes et a lancé une offre Amazon Prime Now qui permet de se faire livrer ses courses, y compris des produits frais, grâce à un partenariat avec Monoprix,  Bio c’ Bon, Fauchon, Lavinia et Truffaut.

Mais les Français sont-ils prêts à se convertir au voice commerce ? Il semblerait que oui. Une étude parue en juin dernier soulignait que les Français étaient séduits par le commerce conversationnel :  57% d’entre eux comptent ainsi sur les assistants vocaux pour leur faciliter les courses. Ils devraient désormais avoir l’embarras du choix.

 

La rédaction HOW

par L'ADN

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