Ouverture d’Amazon Go : le géant américain est-il le seul à innover ?

25 janvier 2018

Jamais le lancement d’un supermarché n’avait fait autant de bruit. Lundi 22 janvier, Amazon ouvrait officiellement les portes d’Amazon Go, son premier supermarché. Sans caisse, sans paiement, c’est l’avènement de la dématérialisation.

Cela fait déjà cinq ans que le géant du e-commerce prépare l’ouverture de sa première enseigne. En test depuis décembre 2016 à Seattle, ville natale et siège social d’Amazon, ce supermarché unique promet près de 170 mètres carrés de shopping, principalement alimentaire, sans attente, sans paiement, sans caisse.

Pour réussir cette prouesse, Amazon utilise la même technologie que les voitures autonomes. Les clients et clientes doivent simplement télécharger une application sur leur smartphone et y associer leur carte de crédit. En entrant dans le magasin, ils doivent s’identifier en scannant leur smartphone. Des capteurs et caméras détectent alors quels produits ils enlèvent et remettent. En sortant, un ticket de caisse leur est envoyé par email et leur carte est débitée.

Est-ce la fin du personnel de caisse ? Amazon répond avec le même refrain : l’automatisation ne détruit pas d’emploi, elle le déplace.

Selon le site, les employés seraient désormais occupés à préparer les plats à emporter, régler les problèmes techniques et aider la clientèle.

« Nous avons simplement déplacé le personnel sur des tâches différentes, là où il peut créer de la valeur dans l’expérience utilisateur », a expliqué Gianna Puerini, vice-présidente d’Amazon Go, dans un article du New York Times.

L’auteur de cet article y décrit une expérience « sans friction » qui frôle la perfection. Mais dans cette quête, la firme de Seattle n’est pas seule. Les distributeurs historiques ont également leur stratégie pour rendre l’expérience utilisateur plus fluide.


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Aux États-Unis toujours, Walmart a ouvert son lab pour rendre l’expérience utilisateur plus « fluide ». Il concentre son travail et ses innovations autour de six piliers : l’omnichannel, le mobile, les listes de naissance, la cartographie des boutiques, le check-in mobile et le design responsive.

En France, Monoprix joue sur plusieurs aspects. Le local d’abord puisque l’entreprise octogénaire a racheté la startup Epicery en décembre 2017 (sa fondatrice fait partie des 10 femmes à suivre dans la tech en 2018 selon StartHer). Cette application permet de commander des produits frais aux commerces du coin et de se faire livrer dans l’heure.

La logistique n’est pas en reste. Fin novembre, le groupe a annoncé qu’il allait adopter la plateforme logistique d’Ocado, le spécialiste britannique de l’automatisation dans le e-commerce alimentaire. Un entrepôt de dernière génération devrait entrer en service en région parisienne d’ici deux ans.

Mais tout ne se résume pas à l’acquisition. L’entreprise explore aussi en interne, notamment l’intelligence artificielle, que ce soit en chatbot ou sur Google Home, pour rendre l’expérience plus fluide.

La rédaction HOW

par L'ADN

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