Des porte-conteneurs électriques sur eaux d’ici 2019

23 janvier 2018

C’est bien connu, l’eau et l’électricité ne font pas bon ménage. La société néerlandaise Port Liner réconcilie pourtant les deux avec ses portes-conteneurs électriques et autonomes déjà surnommés « les bateaux Tesla ».

Il y aurait près de 6000 porte-conteneurs actifs dans le monde d’après l’entreprise de conseil maritime Alphaliner, une mauvaise nouvelle pour l’environnement.

En 2009 déjà, une étude épinglait la pollution de ces derniers en révélant qu’un porte-conteneur de grande taille pourrait émettre la même quantité de particules responsables de cancers et d’asthmes que 50 millions de voitures sur une même année.

Dans la foulée, des données récupérées par des professionnels de l’industrie maritime « fuitent » révélant que les quinze plus grands bateaux de transport maritime pollueraient autant que les 760 millions de voitures en circulation à cette époque. Et cette pollution serait, d’après eux, responsable de  la mort prématurée de 39 000 européens et 60 000 américains.

Plus récemment dans l’actualité, l’association France Nature Environnement et l’ONG allemande NABU ont mené une enquête dans le port de Marseille concluant la présence de 20 fois plus de particules ultrafines près des paquebots. L’enjeu est sérieux.

Pour inverser la tendance, les initiatives fourmillent comme celle de deux Toulousains, anciens d’Airbus et fondateurs de SeaWing. Leur aile volante permet de tracter les navires de commerce et de réduire de 20% l’utilisation de fioul.

Une aile volante pour pousser les cargo. (Image par SeaWing)

Dernière initiative remarquable : celle de la société néerlandaise Port-Liner qui construit actuellement une dizaine de porte-conteneurs électriques de 52 et 110 mètres (pour respectivement 24 et 270 conteneurs). Équipés de batteries au lithium, les bateaux bénéficieront d’une autonomie de 15 à 35 heures (pour le 110 mètres).

Selon le quotidien De Tidj, le projet s’élèverait à 100 millions d’euros, appuyé par un soutien de sept millions d’euros de la part de l’Union Européenne. Onze péniches électriques devraient être en service à la mi-2019. La première connexion se fera entre Budel, un village néerlandais sur la frontière belge, et le port d’Anvers en Belgique dès l’été prochain avec une promesse à 0 émission.

La rédaction HOW

par L'ADN

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