Santé : la téléconsultation remboursée, les startups prêtes

1 octobre 2018

Depuis le samedi 15 septembre, certaines consultations à distance sont remboursées. La téléconsultation va pouvoir enfin décoller.

Jusqu’à présent, les consultations à distance étaient intégralement payées par les patients, elles sont désormais remboursées par la Sécurité sociale, à condition qu’elles soient faites par le médecin traitant ou un spécialiste dans certains cas, et toujours quand la présence physique n’est pas nécessaire. Le médecin volontaire peut éditer des ordonnances et des feuilles de soins, il prend la carte vitale et la carte bancaire.

Les médecins peuvent se mettre à la téléconsultation assez facilement. Ils n’ont besoin que d’un ordinateur, une webcam et une connexion sécurisée à un site de télémédecine pour consulter. Il en existe plusieurs, français comme étrangers, qui fonctionnent de façon différente.

Les patients peuvent opter pour une téléconsultation en toute indépendance, que ce soit chez eux avec leur smartphone ou dans une télécabine équipée. Dans ces cas, les médecins expliquent aux patients comment s’ausculter tout seul. Mais certains médecins préfèrent que leurs téléconsultations soient assistées par des infirmiers.

C’est le cas à Selle-sur-le-Bied, petit village du Loiret à vingt kilomètres de Montargis dont la maison paramédicale dispose d’un cabinet de téléconsultation. En expérimentation depuis juillet, la téléconsultation y entre doucement dans les mœurs. Il faut dire que les habitants n’ont pas vraiment le choix, comme l’explique Le Nouvel Obs. Depuis sept ans, dans ce désert médical, les plus proches généralistes sont à sept kilomètres minimum et sont débordés. Les patients doivent souvent aller aux urgences de Montargis pour se faire soigner.


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Faute d’avoir réussi à recruter un médecin généraliste, et dans la perspective du remboursement imminent de la téléconsultation par l’Assurance maladie, la mairie teste depuis quelques mois un dispositif de télémédecine mis au point par la société Healphi. Cette solution nécessite l’accompagnement d’une personne du corps infirmier. « Nous voulions qu’une infirmière soit présente pour que les gestes médicaux soient correctement effectués et que les patients se sentent à l’aise, quel que soit leur état ou leur âge », explique Tarik Mouamenia, un des deux cofondateurs, au Nouvel Obs.

Le dispositif permet de prendre en charge toute l’infectiologie, la rhumatologie et le cardio-vasculaire, soit environ 80% des motifs de consultation chez un généraliste. Il permet aussi les renouvellements d’ordonnance, fréquents dans le cas des affections longue durée (ALD), qui encombrent aussi, parfois, les urgences. « En revanche, reconnaît le docteur Dubois interviewé par Le Nouvel Obs, je ne peux pas prendre ainsi en charge une personne qui aurait, par exemple, des douleurs au ventre hors épidémie de gastro. Nous faisons du dépannage, du bon dépannage, pas de la substitution aux vrais cabinets de généraliste. »

Ce n’est que le début de la télémédecine. Mercredi 26 septembre, la célèbre startup Doctolib y est elle aussi allée de son annonce : en janvier 2019, elle proposera à ses 60 000 médecins déjà partenaires une plateforme de e-consultation, dont le fonctionnement reste encore à définir.

Image par verbaska_studio

La rédaction HOW

par L'ADN

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