[VivaTech XP] Switch : la réalité augmentée pour améliorer la collaboration à distance

Pas de bonne collaboration sans empathie. C’est le credo de Switch, développé par KPMG. Grâce à la réalité augmentée, ce parcours immersif permet de « switcher » dans l’environnement de son partenaire de travail et ainsi d’y déceler les clés pour une meilleure coopération. Christian Davorgne, associé chez KPMG, analyse les enjeux de la collaboration à distance, de plus en plus répandue dans l’entreprise et dans l’industrie, et explique ce qu’apporte une solution comme Switch.

A VivaTech, vous allez présenter Switch, une expérience de collaboration basée sur la réalité virtuelle. En quoi consiste-t-elle ?

Switch est un parcours immersif dans lequel deux participants, équipés de casques de réalité augmentée, ont pour challenge de réaliser un puzzle. Facile à première vue, mais les candidats sont projetés dans deux univers différents et doivent collaborer à distance. Des volontaires pourront venir tester Switch à VivaTech, au cœur du stand de KPMG. A la fin du parcours, un coach qui aura observé l’expérience débriefera les participants pour identifier avec eux les leviers d’une collaboration réussie.

Qu’apporte Switch à une équipe ?

Dans le cadre de grands projets, avec des équipes parfois dispersées dans le monde entier, la collaboration à distance est un enjeu majeur. Switch simule une collaboration à distance. Comme dans la vraie vie, il faut prêter attention à son partenaire afin de ne pas projeter sur lui ce que l’on perçoit et ce que l’on pense soi-même. Or, on imagine souvent que tout le monde va opérer de la même manière. Switch permet de se rendre compte des différences de personnalité, d’habitudes et de contextes dans lesquels les personnes vivent. Et ainsi de percevoir la dimension individuelle de chacun.

Le premier objectif de Switch est de s’intégrer dans les parcours de formations et de développement des entreprises pour faciliter les collaborations à distance.

Peut-on réellement collaborer efficacement à distance ?

On peut facilement échanger à distance mais pour coopérer, il faut développer un certain nombre de compétences sociales absolument indispensables. Prenons l’exemple des conférences téléphoniques. Le manque de visibilité du niveau d’engagement de mon interlocuteur peut entraîner une déperdition d’informations ou d’efficacité. Pour anticiper cela, il faut avoir à l’esprit que mon interlocuteur n’est pas engagé simultanément sur les mêmes thèmes que moi. Et ne pas projeter sur l’autre ma propre situation. Cela fait partie des conditions qui permettent de collaborer le plus efficacement possible

Avez-vous des conseils pour mener une collaboration efficace ?

Collaborer efficacement à distance ne dépend pas seulement du confort d’écoute ou d’une bonne retransmission de l’image. D’abord, il est nécessaire que certaines conditions psychologiques soient réunies au début de la discussion. La première règle est de demander à son interlocuteur comment il se sent et s’il est d’accord pour commencer la conversation. Ces deux phrases de transition sont absolument indispensables : nous pouvons augmenter, de manière significative, la productivité d’une conférence téléphonique en faisant un tour de table des participants ou en leur demandant s’ils sont prêts à s’engager dans la conversation.

La deuxième règle, c’est le feedback. C’est-à-dire attendre de l’autre qu’il répète vos paroles ou vos actions.

Étant dans des environnements différents, on peut avoir des idées qui le sont également. Dans ce sens, la troisième règle est de s’assurer que les personnes sont réceptives.

Et surtout prêter une attention particulière aux signaux faibles qui permettent de mieux comprendre quel est l’état psychologique et les attentes relationnelles de son interlocuteur.

Quelles sont les étapes à suivre pour mieux collaborer à distance avec son équipe ?

Avoir un objectif commun. Les personnes mobilisées doivent avoir en tête un objectif commun et le sentiment d’avoir quelque chose à gagner. Si une entreprise souhaite développer une collaboration mais qu’elle n’expose pas l’idée d’un objectif ambitieux, les personnes peuvent considérer qu’elles ont d’autres moyens d’arriver au résultat demandé, y compris sans avoir à coopérer.

Avoir de l’empathie. Il faut admettre que l’autre est singulier et qu’il a des besoins et des possibilités différentes des miennes.

Solliciter l’opinion des autres. Demander l’avis de son collaborateur est important. Son feedback va vous permettre de savoir s’il vous comprend, s’il vous suit ou s’il n’a pas quelque chose à ajouter. Il faut des relations chaleureuses pour construire une collaboration efficace.

Être réceptif aux nouvelles solutions. Bien collaborer, c’est aussi laisser place à des solutions nouvelles. Et cela demande également d’être à l’écoute des propositions de l’autre. Et pas simplement d’appliquer un processus de travail pré-établi. Lorsque les process sont trop formels, la coopération devient alors une relation d’ajustement.

Créer de nouveaux processus de travail. Développer de nouvelles méthodes de travail suppose des modes de fonctionnements que les deux collaborateurs choisissent de développer ensemble.

 

La rédaction HOW

par L'ADN

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