Transport maritime, pierres précieuses, électricité : les usages surprenants de la blockchain

26 janvier 2018

Les premières grandes entreprises à s’être intéressées à la blockchain annoncent, depuis quelques semaines, des projets concrets tandis que les plus avancées présentent les résultats de leurs expérimentations. Oubliez la spéculation financière, l’utilité de cette nouvelle technologie se trouve dans le B2B.

Tous les secteurs sont concernés : matières premières, produits de luxe, photographie, électricité. La blockchain est partout. Petit tour d’horizon des premiers usages en B2B.

Cette semaine, le groupe de négoce de matières premières Louis Dreyfus Company a annoncé avoir utilisé la blockchain pour envoyer un cargo de soja des États-Unis jusqu’en Chine, une chose inédite dans le secteur des matières premières agricoles. Cette transaction comprenait un ensemble complet de documents numérisés (contrat de vente, lettre de crédit, certificats) et la correspondance automatique des données. L’utilisation de la blockchain a permis de réduire le temps consacré au traitement des documents et des données par cinq, de surveiller les progrès de l’opération en temps réel, de vérifier les données, de réduire le risque de fraude et de raccourcir le cycle de trésorerie.

Dans le secteur du luxe, De Beers, le plus gros producteur de diamants au monde a annoncé le 16 janvier vouloir lancer une plateforme pour garantir la traçabilité des pierres. Elle retracera le trajet individuel d’un diamant à travers la chaîne de valeur.

Photo d'un diamant

Un diamant oui, mais tracé. Photo par De Beers

La blockchain pourrait aussi permettre de faire respecter ses droits. Kodak va en effet lancer dans quelques jours KodakOne, une plateforme qui permettra aux photographes de contrôler leur droit des images.

Cette nouvelle technologie ne se limite pas à améliorer des process opaques datés, elle s’intègre aussi dans de nouvelles pratiques. A Lyon, dans l’éco-quartier Confluence, des immeubles d’habitation, commerces et bureaux produisent leurs propres énergies. Bouygues Immobilier, en partenariat avec Enedis et Schneider, a développé une plateforme utilisant la blockchain pour leur permettre de s’échanger à prix coûtant l’électricité qu’ils produisent en fonction de leurs besoins : un commerce pourrait par exemple faire appel à la production des panneaux solaires de bureaux fermés le weekend.


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Difficile de savoir si ces expérimentations remporteront le succès escompté. Elles ont, en tout cas, déjà tenu une promesse : prouver que la blockchain peut réellement améliorer les transactions de l’économie réelle.

Photo d’en-tête par Jason Leung

La rédaction HOW

par L'ADN

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