Yuka, l’open-data au service des consommateurs

25 octobre 2018

Grâce à l’open-data, l’application Yuka fait parler les étiquettes des produits alimentaires et aide les consommateurs à mieux s’informer.

« Il faut avoir fait Polytechnique pour pouvoir décrypter les étiquettes ! » C’est le constat dont sont partis deux frères, Benoît et Thibaut Martin, et leur co-fondatrice Julie Chapon pour fonder Yuka, une application qui permet de décrypter les codes-barres des produits alimentaires. Incubée par le programme d’accélération de l’EDHEC à Station F, la start-up lancée en janvier 2017 compte déjà plus de 6 millions d’utilisateurs.

Analyse de la qualité nutritionnelle, détection des additifs alimentaires, expertise de la dimension biologique, proposition d’alternatives : Yuka offre une évaluation à 360° de l’impact d’un produit alimentaire sur la santé. L’application se base pour cela sur la base de données sous licence ouverte Open Food Facts, qui répertorie en ligne les ingrédients, les allergènes, la composition nutritionnelle et toutes les informations présentes sur les étiquettes des aliments. Fondée en 2012, cette association à but non lucratif s’appuie sur les contributions de 9000 volontaires et référence à ce jour 600 000 produits dans 200 pays.

Un projet collaboratif d’open data réutilisé par un trio d’entrepreneurs pour remplir un objectif sociétal de santé publique, serait-ce trop beau pour être honnête ? Les informations fournies par les utilisateurs bénévoles d’Open Food Facts sont bien vérifiées et recoupées par la communauté, avec une traçabilité des fiches produits, à la manière de Wikipédia. Des systèmes d’alertes sont mis en place pour éviter les incohérences. Tout le monde peut contribuer, y compris les marques, ce qui encourage un cercle vertueux : celles-ci fournissent parfois spontanément les données sur leurs produits, qui restent soumises à la vérification des autres internautes.


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Pour prévenir tout soupçon de publicité masquée, tant la plateforme collaborative que l’application conservent soigneusement leur indépendance, excluant tout partenariat financier avec des entreprises alimentaires. Le modèle économique de Yuka repose sur les dons de ses utilisateurs et la vente d’un programme de nutrition de 10 semaines conçu par un nutritionniste. Afin de diversifier ses sources de revenus, la start-up développe également des fonctionnalités payantes, comme la personnalisation des allergènes par l’utilisateur. Elle a également lancé en juillet un deuxième service d’analyse des produits cosmétiques et d’hygiène, très attendu par ses fidèles. L’open data n’a pas fini de faire parler les étiquettes…

La rédaction HOW

par L'ADN

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